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Qui a construit Notre-Dame de Paris ?
24-03-2025

Qui a construit Notre-Dame de Paris ?

8 reading minutes

Également connue sous le nom de Notre-Dame, la cathédrale Notre-Dame de Paris reste à ce jour l’une des plus grandes attractions de la capitale française. Sa construction a démarré en 1163 sur l’île de la Cité. Mais ce n’est pas juste un monument religieux. Majestueux et fascinant, c’est un lieu du peuple. C’est un musée dont la grande nef accueille, comme des entrailles maternelles, les visiteurs de toutes les confessions et croyances. Mais qui a construit Notre-Dame de Paris ? Que sait-on vraiment ? Les réponses dans cet article.

La pose de la première pierre de Notre-Dame de Paris

C’est en 1163 qu’a été posée la première pierre de ce qui deviendra quelques siècles plus tard, une véritable icône dans le patrimoine architectural français. L’évêque de Paris, Maurice Sully, qui en a posé la première pierre, n’a certainement pas imaginé que le géant projet qu’il avait initié ne s’achèverait que vers 1345. Pas plus que le pape Alexandre III d’ailleurs, celui en présence duquel la première pierre de l’édifice a été posée.

Oui, ni l’un ni l’autre n’aurait imaginé non plus qu’un 15 du mois d’avril 2019, autour de 18h50, ce monument serait ravagé par un incendie. Commençant par les combles du monument, le feu en avait emporté les deux tiers de la toiture de plomb et la charpente médiévale.

Même l’imposante flèche de 93 mètres a été emportée par le feu incontrôlable. Démontée au cours de la révolution, cette flèche reconstruite en 1859 par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc a été détruite. Il n’en a cependant pas été de même pour la croix. Même si elle est tombée et a été déformée, elle n’a pas été détruite.

L’incendie qui s’est produit à quelques jours de la fête de Pâques a consterné le monde en général. Déchirés, les catholiques, colliers chrétiens de prière ou croix arbre de vie au cou, bague en croix en argent au doigt, chapelet glissant entre le pouce et l’index, ne cessait de se poser mille et une questions.

Les 400 pompiers mobilisés sur le terrain n’ont réussi à avoir raison de cet incendie qu’autour de 3h45 le lendemain. Il n’y a peut-être pas eu de mort d’hommes. Le trésor de Notre-Dame n’a peut-être pas été entamé. Toutefois, pour un monument de cette ampleur, on s’attend à tout sauf à voir Notre-Dame dans des flammes.

Heureusement, Emmanuel Macron, le président français, n’est pas resté insensible au drame ayant frappé l’illustre monument qui enregistre chaque année près de 13 millions de visiteurs. Ému par l’ampleur des dégâts, il avait alors fait la promesse de rebâtir le plus rapidement possible.

5 ans, voilà le délai que Macron s’était donné pour faire renaître l’icône de ses cendres. En 2024, le samedi 7 décembre pour être précis, les portes de Notre Dame de Paris sont rouvertes. C’était 5 ans et 8 mois après l’incendie ravageur. C’était en présence de plusieurs dizaines de chefs d’État venus des quatre coins du monde. Près de 2000 personnalités avaient été invitées à cette cérémonie solennelle. Beaucoup portaient des colliers croix élégance éternelle et des colliers croix arbre de vie.

L’établissement public « Rebâtir Notre-Dame » qui s’est occupé de diriger les travaux de reconstruction exécutés par les 250 entreprises et ateliers d’art a reçu 846 millions d’euros. 350 000 donateurs issus de 150 pays du monde ont contribué à reconstruire l’emblème gothique de Paris.

Si cet incendie a permis à Macron d’inscrire son nom dans l’histoire de la majestueuse cathédrale, l’histoire de cet édifice que Victor Hugo qualifie de « vaste symphonie de pierre » fascine beaucoup. Deux siècles de construction ? Ça mérite qu’on entre dans les détails des travaux de ce bâtiment aux dimensions exceptionnelles.

Les débuts de la construction de Notre-Dame de Paris

Avant la construction de la cathédrale d’Amiens et de celle de Reims, la cathédrale de Notre-Dame de Paris était l’édifice religieux le plus haut de l’occident. L’édifice est composé d’une nef composée de 9 vaisseaux, d’un chœur associé à deux déambulatoires et d’un transept non saillant. Un projet vraiment audacieux avec un plan en forme de croix latine et des arcs-boutants de portée allant jusqu’à 15 mètres, etc.

Le projet de construction de la première église dont les voûtes s’élèvent à plus de 30 mètres au-dessus du sol (33 mètres pour être plus précis) a peut-être commencé en 1160. Toutefois, la première pierre de Notre-Dame a été posée en 1163. Et si certaines sources mentionnent d’autres dates, l’année 1163 semble la plus juste. En effet, c’était au cours de cette année que le pape Alexandre III était en séjour à Paris.

Maurice de Sully, évêque, participera activement à la supervision des travaux. C’était sous le règne de Louis VII, le Jeune. Si l’évêque meurt en 1196, soit 33 ans plus tard, le gigantesque chantier se poursuivra pendant plus de deux siècles.

Les deux siècles sur lesquels s’étendent les travaux de construction de Notre-Dame sont généralement subdivisés en 4 grandes campagnes successives de travaux réalisés de sorte à donner à l’édifice une pertinence pour les prochaines générations.

La première période de construction

La première phase des travaux a commencé en 1163 puis s’est achevée en 1182. Deux grandes réalisations marqueront cette période, à savoir le chœur et le double déambulatoire. Le chœur est d’abord achevé en 1177. Le Cardinal Henri de Château-Marçay et l’évêque Maurice de Sully l’ont consacré la même année.

La deuxième période de la construction

La deuxième période de la construction, elle s’étend de 1182 à 1190. Cette période sera marquée par la construction des quatre premières travées orientales de la nef. Les tribunes construites avec une capacité d’accueil de 1500 personnes ainsi que les bas-côtés ont été ajoutés au cours de cette même période. Ce n’était plus sous Maurice de Sully, mais sous son successeur, Odon de Sully. Ce dernier a aussi joué un rôle très important dans l’évolution de la réalisation du chantier.

La troisième période de la construction

Quant à la troisième période, elle va de 1190 à 1225. Cette période a été consacrée à la construction de la façade orientale. L’élévation des bases de la façade a commencé vers les années 1208.

C’était sous Odon, même si certaines sources affirment que c’était plutôt sous son successeur Pierre II Lombard. Ce dernier a en effet supervisé certaines phases importantes du chantier. La construction des portails et la décoration de ceux-ci ont été réalisées entre 1218 et 1225.

Il faut aussi reconnaître les immenses contributions de certains architectes qui sont intervenus sur le chantier au 13ième siècle. Il s’agit en l’occurrence de Pierre de Montreuil et de Jean de Chelles. Ces derniers ont en effet inventé et construit de nouvelles techniques et formes architecturales.

Il faut reconnaître que pour un monument qui est construit sur plusieurs siècles, il y a forcément eu des évolutions architecturales. Le style gothique rayonnant a été adopté pour certaines parties de l’édifice, ce qui a permis d’en rajouter à son caractère majestueux. Ainsi, les parties hautes par exemple ainsi que leurs roses et leurs transepts avaient une allure plus irrésistible.

La quatrième période de la construction

La quatrième période de construction de Notre-Dame va de 1225 à 1250. Au cours de cette période, les tours Nord et Sud ont été construites. C’est d’abord la tour sud qui sera construite. Sa construction s’est achevée en 1240 avant que ne s’achève celle du Nord vers l’année 1250, soit peu de temps après la consécration, en avril 1248, de la Sainte-Chapelle de Paris.

Entre-temps, en 1239, le 19 août, la Sainte Couronne d’Épines du Christ, créée en 1804 par Charles Cahier, est déposée par Saint-Louis. Heureusement, cette couronne sera sauvée de l’incendie ayant eu lieu en avril 2019 et ne sera pas consumée par les flammes.

À partir de l’année 1250, la partie essentielle de l’édifice avait déjà été achevée, même si c’est près d’un siècle plus tard, en 1345, que l’édifice a pris sa forme définitive, après ajout des aménagements intérieurs et extérieurs. Ainsi, après le début des travaux en 1163, c’est vers le milieu du XIVe siècle et plus précisément en 1345 que la construction Notre-Dame serait achevée.

Plusieurs petits travaux seront réalisés avec le temps, notamment la redécoration du chœur au XVIIIe siècle. Les travaux étaient suivis par l’architecte Robert de Cotte. Il y aura aussi des travaux de remplacement des vitraux placés au Moyen-Âge. La Sacristie du Chapitre et les portails d’entrée seront aussi touchés par des travaux. La première sera aménagée tandis que les portails seront modifiés. Les travaux ont été pris en charge par l’architecte Jacques-Germain.

La restauration de la Cathédrale Notre-Dame de Paris

Après l’achèvement de la construction de Notre-Dame, plusieurs travaux de restauration ont été effectués. D’une part, entre l’impact des intempéries, celui de la Révolution française entre 1793 et 1797, un risque d’effondrement menaçait la cathédrale. Il faut rappeler qu’en 1793, Notre-Dame de Paris a cessé d’être une cathédrale pour être une « église métropolitaine de Paris » puis le « Temple de la Raison ». Un peu plus tard, elle devient un entrepôt avant de se retrouver dans un état d’abandon total.

Heureusement, contrairement à la cathédrale de Cambrai, Notre-Dame de Paris ne deviendra pas une carrière de pierres. Elle ne disparaîtra pas non plus. C’est à la faveur du sacre de Napoléon 1er en 1804 en présence du pape Pie VII. La cérémonie s’étant déroulée à Notre-Dame. Deux ans plus tôt, en 1802, Napoléon avait insisté à ce que soit restauré le rôle officiel à Notre-Dame.

La publication en 1831 par Victor Hugo de sa célèbre œuvre « Notre-Dame de Paris » contribue aussi à redonner une nouvelle chance à la cathédrale. En effet, le succès fulgurant du roman de Victor Hugo avait provoqué une nouvelle montée de la popularité du monument. Le public avait commencé à développer un intérêt plus marqué pour les monuments du Moyen-Âge. Victor Hugo a-t-il joué un rôle dans la restauration de Notre-Dame ? Absolument.

Après avoir indiqué que « les grands édifices, comme les grandes montagnes, sont l’œuvre des siècles », il avait signé en 1842, une pétition qui mettait en lumière l’extrême dénuement de la cathédrale. Cette volonté de plaider pour « la préservation du patrimoine médiéval après plusieurs siècles de mépris avait donc poussé l’État a lancé la restauration de l’édifice au XIXe siècle.

En 1844, pour être plus précis, soit deux ans après la signature par Hugo de la pétition, les travaux de restauration de la cathédrale sont lancés. L’ambition de restaurer cette icône architecturale en mauvais état exigeait l’intervention d’architectes de haute facture.

Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste se sont donc chargés de la restauration du décor en sculpture, de la flèche, des beffrois en bois, des gargouilles, des chimères, de la couverture, etc. Les travaux seront réalisés sur un intervalle de 20 ans.

En 1991, la Cathédrale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2018, elle devient le monument de France ayant enregistré le plus grand nombre de visites. Malheureusement en 2019, l’édifice sera victime d’un incendie ravageur qui obligera près de 250 entreprises à s’activer à nouveau pour sa restauration.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la cathédrale a permis de mettre à lumière le savoir-faire extraordinaire des artisans et des architectes de l’époque médiévale. Quand on considère l’attrait de l’édifice encore aujourd’hui, on peut être tenté d’affirmer que ces artisans avaient des secrets.

Les noms à retenir dans l’histoire de la construction de Notre Dame

Pour répondre à la question qui fait l’objet de cet article, nous retenons d’abord qu’une personne est à l’origine du chantier. C’est Maurice de Sully, évêque de Paris à l’époque. Il a dirigé les travaux pendant plusieurs décennies. Plusieurs architectes ont également participé aux travaux. Parmi ceux-ci, l’histoire retient surtout les noms de Pierre de Montreuil, Jean de Chelles, de Jean Ravy.

Évidemment, le pouvoir royal a contribué au financement de ce gigantesque projet. Mais c’est surtout les ressources de l’évêché, celles des chanoines et du chapitre qui ont servi à réaliser ce projet.

Il va sans dire que les aumônes faites par le peuple ont aussi été investies dans le projet, tout comme des dons faits à titre personnel, notamment celui fait par l’évêque lui-même pour la réalisation de la toiture de l’édifice. Dans tous les cas, la réalisation du chantier n’a pas été heurtée à d’énormes difficultés financières.


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